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Les 7 meilleures villes fantômes à voir dans sa vie

Les 7 meilleures villes fantômes à voir dans sa vie

Catastrophe naturelle ou industrielle, guerre, maladie, exode progressif… il existe de nombreuses raisons qui ont transformé des villes et villages en apparence prospères ou tranquilles. Visiter des villes fantômes, qu’elles aient été abandonnées il y a 2000 ans ou 50 ans est une activité fascinante qui attire de plus en plus de touristes. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à s’aventurer hors des sentiers battus que ce soit pour faire du tourisme extrême ou de l’exploration urbaine.

Pour la plupart des touristes et des curieux, les villes fantômes constituent aussi un instantané du passé. Un lieu qui est resté dans son jus, épargné par le tourisme de masse, et qui apporte une touche d’authenticité bienvenue. France, Italie, Ukraine, Namibie, États-Unis… voyons ensemble les 7 villes fantômes les plus emblématiques à voir au moins une fois dans sa vie.

Rhyolite (Nevada, États-Unis)

Cette ville située près du parc national de la Vallée de la Mort a vu le jour en 1905 en raison de la ruée vers l’or. Les prospecteurs et les familles ont afflué et en 1907, Rhyolite avait une école, un hôpital et une bourse, ainsi qu’une vie sociale très active. Comme souvent avec la ruée vers l’or, les belles histoires ne se terminent pas toujours bien. La ville a été désertée pour des raisons économiques puis rapidement abandonnée dès les années 1920. 

Rhyolite aurait pu sombrer dans l’oubli, mais c’était sans compter sur les artistes, les photographes, les passionnés d’histoire et les explorateurs tous bien décidés à rendre à Rhyolite la place qu’elle mérite dans l’histoire du Grand Ouest américain. Aujourd’hui, c’est à la fois, une ville fantôme, un musée à ciel ouvert et un lieu de tournage occasionnel pour les studios de cinéma. 

Oradour-sur-Glane (France)

Dans ce petit village situé à 22 kilomètres de Limoges, c’est l’horreur de la guerre qui a transformé un bourg modeste en lieu de mémoire. Le 10 juin 1944, une unité de la Waffen SS massacra la population du village. Les hommes sont répartis dans différents lieux et simultanément exécutés. La troupe tue au hasard des rues et des habitations ; le village est pillé et incendié. Femmes et enfants sont massacrés dans l’église, que les soldats tentent de détruire avec des explosifs. On dénombrera 642 victimes.

Le 28 novembre 1944, le Gouvernement provisoire prend la décision de classer et de conserver les ruines, ce qui attire la reconnaissance nationale sur Oradour et en fait l’un des villages martyrs les plus connus du monde.

Pompéi (Italie)

Cité antique située en Italie, Pompéi est célèbre pour avoir été ensevelie lors d’une éruption du Vésuve en l’an 79. Elle a été progressivement redécouverte à partir de 1748 et est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. C’est aujourd’hui l’un des sites antiques majeurs en Italie et le visiter ne laisse jamais indifférent, que l’on soit amateur d’histoire ou non. La plupart des ruines sont suffisamment bien conservées pour que les visiteurs puissent s’immerger dans cette réalité disparue et s’y immerger complètement.

Kennecott (Alaska, États-Unis)

C’est dans le nord américain que se situe Kennecott, un camp minier abandonné qui a exploité pendant des années des mines de cuivre parmi les plus pures de la planète. La ville a été construite en 1911 pour accueillir les travailleurs des mines. À la fin des années 1940, l’épuisement des filons conduisit à l’abandon progressif du camp et de la ville. 

Le camp Kennecott a été déclaré National Historic Landmark en 1986 et attire les touristes qui profitent aussi des paysages incroyables de l’Alaska pour se replonger à une époque pas si lointaine où les découvertes minières faisaient et défaisaient un territoire et une région.

Pripyat (Ukraine)

C’est à la suite d’une catastrophe nucléaire bien connue que Pripyat s’est transformée en ville fantôme. Située à 3 km de la centrale de Tchernobyl, elle a été frappée de plein fouet par les conséquences de la catastrophe de 1986. Cité modèle de l’architecture soviétique, Prypiat fut construit dans les années 1970, afin d’héberger les employés de la centrale nucléaire. À la veille de la catastrophe, ce sont près de 50 000 habitants qui y résidaient et qui ne seront évacués que 30 heures après l’explosion. 

Prypiat est aujourd’hui une ville abandonnée. Une sorte de Pompéi soviétique où tout est presque resté en l’état. Sur la place centrale, la grande roue et les auto-tamponneuses rouillent sous la végétation et les arbres ont envahi les bords de route. Si la visite reste risquée, elle est néanmoins possible avec des agences de voyages spécialisées qui disposent d’un agrément de l’État ukrainien.

Kolmanskop (Namibie)

C’est dans le désert du Namib, au sein d’un environnement hostile, que la belle histoire débute en 1908 lorsqu’un travailleur ferroviaire y trouva un diamant pour la première fois. La nouvelle se répandit très vite et de nombreux colons allemands s’y installèrent pour exploiter les ressources de cette région, qui se révéla être une des sources les plus prolifiques de diamant. Dans les années 1920, elle atteint son apogée avant de s’éteindre peu à peu. Les derniers habitants sont partis dans les années 60 laissant les majestueuses maisons en pierre en proie au sable du désert.

C’est aujourd’hui une attraction touristique majeure du sud de la Namibie et un lieu très couru des photographes et des touristes.

Bodie (Californie, États-Unis)

Destination la Sierra Nevada pour cette autre ville fantôme bien connue qui compta jusqu’à 10 000 habitants à la fin des années 1870. Comme beaucoup de villes de la région, elle doit sa réputation et sa croissance fulgurante à la découverte d’or dans les collines environnantes. Son lent déclin a duré plusieurs décennies jusque dans les années 1940. Bodie a été transformée en State Historic Park et est relativement bien aménagée pour y faire une visite en famille.

Par leur caractère si particulier, les villes fantômes font plus que simplement nous plonger dans l’histoire. Elles sont aussi le reflet de la soudaineté de la vie où les destins peuvent parfois basculer très vite. De quoi ajouter une petite pincée de philosophie et de travail de mémoire au cours d’un voyage touristique ! 

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