Covid-19 et tourisme d’affaires : quels métiers, quels enjeux et quel futur ?

Covid-19 et tourisme d'affaires : quels métiers, quels enjeux et quel futur ?

Malgré les mois qui passent, l’incertitude demeure forte et la pression sur les entreprises ne cesse de se renforcer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épidémie de covid-19 a changé en quelques mois la manière dont nous travaillons, dont nous vivons et dont nous nous déplaçons. Pour les entreprises, les séminaires professionnels, congrès d’affaires, salons, et autres événements corporate se sont brutalement arrêtés. Pour le secteur du tourisme d’affaires, le sujet est important. Faut-il s’en inquiéter ? Oui, sans doute. Mais cela ne signifie pas pour autant que le tourisme d’affaires soit fini. Il est sur pause pour une période indéterminée, mais devra s’adapter pour repartir rapidement. C’est donc l’occasion de se plonger dans ce monde du tourisme qui reste stratégique pour les professionnels du tourisme.

Le tourisme d’affaires face au covid-19

L’impact du covid-19 est réel sur le monde du tourisme d’affaires. En moyenne, Paris accueille près de 1 000 événements par an. La plupart ont été annulés et personne n’ose parier sur un retour à la normale en 2021. Le secteur du tourisme d’affaires s’attend donc à des mois compliqués. Surtout que beaucoup de visiteurs sont étrangers, et avec la fermeture des frontières et la réduction des budgets événementiels, c’est une sorte de grande parenthèse qui s’ouvre. Or, plus cette pause prendra du temps, plus il faudra se réinventer. Personne ne maîtrise les nombreux facteurs qui peuvent impacter le tourisme d’affaires. Il y a la question sanitaire, bien sûr, mais aussi des questions politiques et géopolitiques.

Pour les professionnels du tourisme d’affaires, l’objectif est de sortir de la gestion de crise pour apprendre à vivre avec le virus. Le Sars-Cov-2 est là et bien présent. Il évolue au grès des comportements individuels et des politiques publiques, mais c’est un facteur à intégrer dans toute stratégie touristique. Pour s’en sortir, il faut donc accepter ce changement de paradigme, organiser des formats plus courts, différents, et respecter les contraintes sanitaires en visant essentiellement un marché de proximité. Le tourisme d’affaires doit repenser le mode présentiel, ou organiser des événements avec moins de monde et des modèles économiques différents.  Cela peut être une combinaison entre digital et présentiel. Les professionnels qui pourront faire la différence sont ceux qui seront capables de créer un nouveau modèle innovant qui doit maintenir le lien entre salariés, fournisseurs, clients et partenaires pour faire fonctionner l’économie, tout en injectant une dose de nouveauté et de digital pour imaginer le tourisme d’affaires post-covid.

Ce n’est pas la première fois que le tourisme d’affaires souffre. Les attentats du 11 septembre 2001 ont eu un impact, tout comme la récession mondiale de 2008-2009. Après chaque crise, il a fallu plusieurs années pour que les voyages d’affaires internationaux retrouvent leur volume d’avant. Terminé, donc, pour le moment, les voyages d’affaires, les conventions d’entreprises, les congrès professionnels, les incentives et voyages de récompense, et les célébrations d’événements spécifiques comme les anniversaires d’entreprise et les soirées de fin d’année. Pour autant, la disparition de ces événements ne signifie pas leur fin en soi. Ils sont en train de muter et les chargés de projets et responsables événementiels peuvent développer une nouvelle corde à leur arc avec des événements virtuels d’un nouveau genre.

Le tourisme d’affaires, entre mondes réels et virtuels

Le tourisme d’affaires s’est considérablement développé depuis les années 1970-1980 grâce à la mondialisation de l’économie et le développement de l’aviation. Mais le profil des femmes et des hommes d’affaires a changé. Il y a 20 ou 30 ans, le voyage d’affaires était une reconnaissance pour un travail accompli. Un levier symbolique pour un nouveau statut social. Aujourd’hui – en tout cas, avant le covid-19 – les voyageurs d’affaires sont plus jeunes, moins haut placés dans la hiérarchie et recherchent un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Le tourisme d’affaires doit donc s’adapter. Sans compter que les voyageurs font plus attention à eux, à leur bien-être, et ont une conscience environnementale plus développée. C’est pourquoi les agences de tourisme d’affaires, les agences événementielles, les lieux d’événements, les agences réceptives et les agences de marketing sportif ont déjà fait évoluer leur offre. La question qui se pose est donc de savoir si ces organisations seront capables d’aller encore plus loin pour imaginer un nouveau monde lié au voyage d’affaires.

Demain, un chef de projet en charge d’organisation de congrès, séminaires ou symposiums pourra organiser un projet de tourisme d’affaires numérique. Pourquoi ne pas organiser un grand événement dans Virbela par exemple ? C’est un monde virtuel façon Second Life dans lequel, vos équipes à distance peuvent se retrouver pour des salons, conférences et réunions virtuelles. C’est ainsi que l’événement Laval Virtual World 2020 s’est tenu sur Virbela. Il pourra ainsi organiser les événements, coordonner la formation et l’onboarding des participants, et pourquoi ne pas faire livrer au domicile des participants des repas afin qu’ils puissent manger ensemble et à distance.

Quand la frontière devient poreuse entre vie réelle et numérique, de nouvelles options deviennent possibles.  Il faut voir ces nouvelles technologies (mondes virtuels, réalités virtuelle et augmentée, service à distance…) comme un gisement d’opportunités. Et peut-être même un filon potentiel pour un nouveau business afin de rendre le tourisme d’affaires toujours plus accessible à moindre coût. Explorez ces tendances comme si vous découvriez un nouveau monde. Le monde professionnel ne cesse d’évoluer et vous avez un rôle à jouer dans cette évolution.

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