Comment réussir sa carrière dans l’œnotourisme ?

Champagne, Bordeaux, Bourgogne… et même Chili, Australie ou Californie. La culture de la vigne n’a désormais plus de frontières. Mieux : c’est une activité qui dépasse le cadre traditionnel de la récolte du raisin et de sa transformation en vin. Avec l’œnotourisme, l’industrie vitivinicole française se transforme et crée de nouveaux relais de croissance. C’est une nécessité compte tenu de l’effervescence des projets qui se développent à l’étranger, où le vin et la dégustation accompagnent des offres et des expériences avec restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs, visites et même ateliers culinaires et activités pratiques autour de la vigne. Prêt à vous lancer dans l’œnotourisme ? Alors, restez avec nous pour en savoir plus sur votre future carrière.

Qu’est-ce que l’œnotourisme ?

C’est une forme de tourisme alternatif qui se rapproche du tourisme rural et qui repose sur la visite et la découverte des régions viticoles. C’est une activité touristique avec un visitorat très particulier. Le profil type de l’œnotouriste étant un couple de 40 à 50 ans, selon les données partagées par Atout France.
Dans l’hexagone, l’œnotourisme attire les touristes locaux à la recherche d’authenticité, mais également les touristes étrangers qui viennent profiter du patrimoine et de la réputation des vins français. Au total, la clientèle étrangère représente 42% de la fréquentation œnotouristique totale, soit près de 10 millions de personnes selon les dernières statistiques datant de 2016.
C’est un marché qui ne cesse de croître alors que les activités et les expériences proposées se diversifient.

Les activités de l’œnotourisme

Les plus traditionnelles sont naturellement celles qui sont orientées vers la dégustation et la pratique du vin. Visites de caves, rencontres avec des sommeliers et des exploitants, apprentissage de l’œnologie et de la sommellerie, visites de vignobles… il existe de nombreuses options pour répondre à la curiosité des touristes. Mais il est aussi possible d’aller un peu loin, comme avec la participation à des sessions de découverte, des ateliers et des formations courtes autour des cépages, des caractéristiques liées aux terroirs et aux appellations.

En parallèle, d’autres activités sont intimement associées à la viniculture. Elles concernent des visites culturelles et patrimoniales qui sont en lien direct avec l’histoire de la région. Visite des châteaux, des domaines, des maisons historiques et des musées consacrés à l’histoire du vin… on approche ici l’œnotourisme avec un prisme qui n’est pas directement lié à la consommation de la boisson.
Et parfois, on s’en éloigne même franchement, tout en restant dans un packaging soigneusement travaillé : gastronomie, vinothérapie, spa, massage et bien-être, promenades et randonnées dans les vignobles, survols en montgolfière ou en hélicoptère, etc.

Toutes les activités touristiques dépendent donc souvent de la culture d’une région. Si les routes des vins structurent une partie de l’activité touristique, celle-ci reste encore très atomisée, car dépendante du bon vouloir des producteurs locaux. Contrairement aux initiatives espagnoles, italiennes ou américaines, les vignerons français ne voient pas forcément un intérêt à diversifier leur métier de base en dépit de la demande croissante. Et pourtant, la concurrence se développe. Entre les exploitations canadiennes de la région de Niagara ou celles des nouveaux venus comme la Bolivie, l’œnotourisme se mondialise.

Les métiers et les carrières de l’œnotourisme

S’il existe plusieurs carrières dans l’œnotourisme, elles ont toutes une caractéristique commune : ce sont des métiers de passion. Le vin n’est pas tout à fait un produit comme les autres. Avant de le promouvoir, il faut le connaître, l’aimer et l’apprécier au risque de dénaturer un produit qui fait la fierté des producteurs depuis plusieurs générations. Alors que les métiers de l’œnotourisme surfent sur la vague du marketing expérientiel, ils doivent associer le respect historique des traditions ancestrales et les nouvelles attentes des touristes de plus en plus connectés.
Quelques exemples de métiers :

  • Chargé de projets oenotouristiques.
  • Chargé de promotion et de développement territorial.
  • Chargé de développement du tourisme.
  • Chargé d’animation et de mise en réseau.
  • Créateur d’entreprises oenotouristiques.
  • Chargé de communication digitale.

La plupart de ces emplois tournent autour de la création, la valorisation et la promotion de programmes œnotouristiques, que ce soit à l’échelle du producteur, de la ville, du département ou de la région. Les carrières dans ce secteur atypique imposent d’être des ambassadeurs d’une marque, d’un domaine historique, d’une tradition culturelle et gastronomique, ou d’une région viticole. Ce sont des emplois qui nécessitent une grande coordination avec l’ensemble des organismes institutionnels et touristiques.

Les qualités et les compétences pour travailler dans l’œnotourisme

Si la passion du vin, du terroir et de la culture locale sont indispensables, travailler dans l’œnotourisme impose également de maîtriser des soft-skills et des hard-skills que les formations spécialisées peuvent délivrer.
Le futur professionnel de l’œnotourisme doit être doté d’une bonne connaissance de la production du vin et d’une excellente maîtrise de l’approche sensorielle du territoire. Cela implique de bonnes aptitudes en communication écrite et orale, une maîtrise de l’anglais (et d’une autre langue étrangère si possible), des capacités à travailler en équipe transversale avec toutes les parties prenantes internes et externes (du client final aux producteurs, en passant par les agences touristiques et les élus locaux) ainsi qu’une bonne culture générale.
L’image prestigieuse du vin place l’œnotourisme proche de la catégorie du tourisme de luxe. À ce titre, la présentation, le sens de l’écoute et le service client doivent être prioritaires. Un souci du détail et une rigueur qui ne doivent souffrir d’aucun impair.

Si une formation en management du tourisme représente un bon bagage pour faire carrière dans l’œnotourisme, les formations plus spécifiques sont un atout supplémentaire, car ciblées sur des problématiques réelles et concrètes. Les intervenants sont des professionnels du milieu vinicole et le transfert de connaissances est ainsi basé sur des cas vécus. Parfait pour bien se lancer !

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