Comment les soft-skills font la différence dans le monde du tourisme

D’un côté, les hard skills. C’est ce qu’on appelle le savoir-faire. Ce sont les compétences techniques et les connaissances indispensables à maîtriser pour prétendre à un poste à responsabilité. De l’autre, les soft skills. C’est ce qu’on appelle le savoir-être. Ce sont les qualités humaines permettant de manager une équipe, de faire passer les bons messages, de résoudre les conflits et de communiquer de manière efficace. 

 

Les soft-skills sont indispensables pour travailler dans le monde du tourisme, qui est une industrie basée sur le contact humain, et où l’amabilité, le sourire, la maîtrise de son langage corporel et le fait d’aimer être au service des autres sont des incontournables. Des qualités qui peuvent même faire la différence entre deux candidats au moment de postuler à un emploi, et qui sont également enseignées et expérimentées au sein des écoles de tourisme.

Soft-skills : retour aux fondamentaux

Les soft-skills proviennent majoritairement de la culture personnelle et de l’expérience passée des étudiants. Si vous avez travaillé en groupe, pratiqué des sports collectifs, ou êtes impliqué dans des associations (de quartier, caritatives ou autre), il y a de bonnes chances que vos qualités humaines en aient été durablement impactées. Mais les soft-skills peuvent aussi s’apprendre. Chaque expérience, chaque défi, chaque interaction peut potentiellement renforcer votre savoir-être en sachant écouter, en ne jugeant pas, en apportant aide et réconfort quand c’est nécessaire, et en sachant prendre les bonnes décisions. 

 

Connaître et avoir conscience de l’importance des soft-skills permet de mieux travailler en équipe. On s’écoute mieux, on se comprend mieux, on progresse ensemble, et on peut partager des idées innovantes, sans jugement et en toute sécurité, pour améliorer le quotidien.

Un atout différenciant pour un recrutement efficace

Les soft-skills intéressent de plus en plus les recruteurs. En effet, si un diplôme sanctionne des connaissances académiques et des expériences internationales et professionnelles réalisées dans le cadre d’un cursus en école de tourisme, il ne dit rien sur les qualités humaines des étudiants. Les soft-skills ne sont pas vérifiables par un diplôme, mais plutôt inhérentes à la personnalité. C’est la raison pour laquelle, il est important de mettre son savoir-être en valeur car il est déterminant dans l’évolution de sa carrière. 

 

Le fait d’en parler et d’en avoir conscience est une première étape. Mais en entretien, encore faut-il que cela se traduise concrètement, en écoutant attentivement vos interlocuteurs, en maîtrisant son langage corporel et en posant les bonnes questions. Une fois en poste (que ce soit pour un stage ou un premier emploi), ce sont vos qualités personnelles qui, au sein d’une équipe, feront de vous un collaborateur efficace, agréable et motivant pour le reste de l’équipe. Autrement dit, quelqu’un qui sort du lot, que l’on remarque et que l’on apprécie. D’autant plus que dans le monde du tourisme, les soft skills les plus importantes tournent souvent autour de l’autonomisation, de l’engagement, de l’intelligence et de la résistance émotionnelle. 

Des secteurs d’activités où les soft-skills sont indispensables

Le tourisme est un métier d’accueil et de service. Certes, il existe des postes de back-office dans lesquels le rapport avec la clientèle est réduit, mais en général, on travaille dans le tourisme car on aime aller au contact, communiquer et partager. Dans certains secteurs, les soft-skills sont mêmes des qualités sans lesquelles il est impossible de faire progresser sa carrière, voire de travailler. C’est notamment le cas du tourisme du luxe où la maîtrise des codes sociaux et l’intelligence émotionnelle sont des impératifs. Surtout que l’intelligence émotionnelle n’est qu’une composante des soft-skills. Dans le luxe, il est également indispensable de disposer d’une forte intelligence culturelle. Il s’agit de la capacité à s’ouvrir aux autres cultures, à des comportements différents, à anticiper les attentes d’une clientèle internationale et de savoir comment interagir face à un client chinois, russe ou américain.

 

Parmi les composantes de l’intelligence émotionnelle, on peut aussi noter le fait de garder son sang froid en toute circonstance, d’aimer chercher des solutions à un problème avant de blâmer qui que ce soit, d’être humble, discret et sincère. De quoi être armé pour gérer des situations complexes, entre touristes mécontents et problèmes logistiques.

 

Au sein des écoles de tourisme, les soft-skills sont appréhendées dans le cadre de cours, mais également d’ateliers pratiques, de démonstrations et de jeux de rôles. Les travaux de groupe, la présence de nombreux étudiants internationaux et l’activité associative viennent parachever l’intégration de cette problématique dans les cursus pour des étudiants conscients d’eux-mêmes capables de se révéler aux autres. 

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