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Bac+3 ou bac+5 ? Comment choisir son école de tourisme ?

Dès l’année de terminale, les lycéens doivent se projeter dans l’avenir pour savoir quel parcours choisir, quels métiers pourraient les intéresser, mais également quelle stratégie privilégier entre étude longue et étude courte. Choisir son orientation n’est pas une tâche aisée, car il existe de très nombreuses options et possibilités.

Dans le milieu du tourisme, ce sont des centaines de métiers qui sont ouverts aux jeunes diplômés. Une pluralité qui permet de prendre son temps pour découvrir une industrie aux spécificités variées, que ce soit en France ou à l’étranger. Pour vous aider à faire le bon choix, voici les points clés à garder en mémoire au moment de choisir son école de tourisme.

La cohérence du parcours

Au sein des écoles de tourisme, le parcours est normalement adapté aux besoins des entreprises. La cohérence du parcours pédagogique doit donc être soigneusement travaillée pour trouver un équilibre entre opérationnalité professionnelle, savoir-faire technique et savoir-être comportemental.

 

En bac +3, le parcours idéal mêle découverte des fondamentaux du monde de l’entreprise et exposition aux problématiques du tourisme. L’intervention de professionnels permet de partager des expériences concrètes et chaque cours dispose d’une double dimension théorique/professionnelle afin de favoriser les mises en situation. Après un bac+3, on privilégie l’opérationnalité. Les étudiants ont donc le bagage technique et intellectuel nécessaire pour intégrer le marché du travail et évoluer vers des postes de middle-management. Ils peuvent également poursuivre en bac+5 s’ils le souhaitent. Une manière de limiter la prise de risque et de ne pas s’engager directement pour 5 années d’études après le bac.

 

En bac +5, le parcours de l’école de tourisme mise sur deux aspects : un choix de spécialisation et une dimension managériale plus conséquente. Cela implique des travaux de recherche, des cours de haut niveau, des travaux de groupe et une pédagogie plus verticale selon la majeure choisie.

 

Le conseil à retenir : vérifiez de quand date la dernière évolution du parcours de l’école qui vous intéresse. S’il n’a pas évolué depuis dix ans, par exemple, ce n’est peut-être pas un bon signe.

L’international

Par sa nature, la dimension internationale est indissociable du tourisme. Est-ce qu’il existe des échanges universitaires internationaux ? Des doubles diplômes ? Des cours en anglais ? Des stages à l’étranger ? Des étudiants internationaux sur le campus ? L’international est un point à ne pas sous-estimer pour faire le bon choix.

 

En bac +3, une école de tourisme doit normalement proposer au moins deux langues vivantes obligatoires et une troisième optionnelle. Elle doit aussi inclure au moins un semestre de cours à l’étranger auprès d’une université partenaire. C’est un levier puissant pour développer ses soft-skills, enrichir ses connaissances et développer ses compétences langagières. Enfin, les stages doivent également être réalisables à l’étranger grâce au réseau d’entreprises partenaires de l’école.

 

En bac +5, une école de tourisme doit reprendre les mêmes bases (échanges internationaux, cours en anglais, etc.). Certaines spécialisations peuvent même aussi être enseignées tout ou partie en anglais et les projets de groupe transversaux incluant des étudiants étrangers devraient être la norme.

 

Le conseil à retenir : regardez les partenaires internationaux, les durées des échanges et le statut de ceux-ci (optionnels ou obligatoires). Une école de tourisme doit faire un maximum d’efforts sur le côté international.

La professionnalisation

Une école de tourisme doit avoir une finalité professionnelle. Le but est de trouver sa place sur le marché du travail. Pour ce faire, les cours seuls ne suffisent pas. Il faut regarder aussi les projets professionnels, les relations avec les entreprises, les stages, le réseau des diplômés, les entreprises partenaires, etc.

 

En bac +3, les étudiants devraient pouvoir cumuler au moins une année d’expérience en entreprise. Cela peut passer par des stages courts (généralement dès la première année) et un stage long en troisième année. Des séminaires devraient être organisés pour accompagner les étudiants dans la construction de leur projet professionnel. L’école doit aussi disposer d’un solide réseau d’entreprises partenaires qui peuvent intervenir en cours, recruter des étudiants, développer des projets et études de cas, etc. Enfin, il ne faut pas négliger l’alternance ou l’apprentissage qui constitue un avantage indéniable sur un CV de jeune diplômé après un bac+3.

 

En bac +5, un stage final de 6 mois doit être la norme. Il est d’ailleurs souvent considéré comme un stage de pré-embauche qui vient finaliser le projet professionnel des étudiants. L’emphase mise sur la professionnalisation permet de mûrir son projet managérial, grâce aux projets de groupe, aux spécialisations de haut niveau et aux multiples interactions avec des professionnels et enseignants-chercheurs (conférence, rencontre, études de cas, projet de recherche, etc.).

 

Le conseil à retenir : intéressez-vous au réseau des diplômés et aux entreprises partenaires de l’école. Il faut aussi passer du temps pour bien comprendre comment l’école accompagne concrètement les étudiants dans la recherche de stage et d’emploi.

 

Alors, bac+3 ou bac+5 ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas à choisir immédiatement après le bac. En commençant par un parcours de type Bachelor, les étudiants prennent le temps d’affiner leur projet pour prendre la bonne décision à l’issue de leur bac+3. Enfin, n’oubliez pas non plus de vous intéresser à l’histoire et à l’écosystème de l’école. Est-elle privée ? Reconnue ? Accréditée ? Sélective ? Adossée à une école de commerce ou totalement indépendante ? Autant de questions à poser pour prendre la bonne décision au moment venu.

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